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Halte à la mort des langues

Seul le Québec est aujourd’hui capable, en Amérique du Nord, de défendre efficacement, par la loi, une langue française qui se parle sur un îlot de 6 000 000 de personnes, immergé dans un océan de près de 250 000 000 d’anglophones. Car quoi qu’en disent certains anglophones très empressés de défendre la liberté de langue, la situation est celle qu’évoque le mot fameux prêté à Lacordaire : «Entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime, et la loi qui affranchit.
Claude Hagège, Halte à la mort des langues, Éditions Odile Jacob, Paris, 2002, p. 201
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Non à l’anglais intensif – L’identité sociale

Plusieurs recherches menées dans les domaines de la sociolinguistique et de la psychologie sociale font état de l’effet de l’apprentissage d’une langue seconde dont le statut social serait perçu comme plus important ou désirable que la langue maternelle sur la construction de l’identité sociale. La valorisation de l’anglais comme moteur d’ascension sociale qui définit le discours actuel du gouvernement Charest s’inscrirait dans une logique du pouvoir symbolique de l’anglais sur la distribution des ressources matérielles. La promotion de l’anglais comme outil de pouvoir économique (socialement et historiquement construit) aurait ainsi un effet négatif sur la valeur et la signification émotive attachées à la culture d’appartenance et à sa langue, ainsi que sur l’engagement des membres de la société envers celle-ci. Par conséquent, le sens attribué par le gouvernement à la maitrise de la langue anglaise serait contraire aux finalités éducatives et nuirait à leur atteinte.
Stéphanie Demers et Francine Sinclair, professeures, Département des sciences de l’éducation, Université du Québec en Outaouais
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Le bilinguisme social

Dans la phase initiale de régression, la minorité est persuadée qu'apprendre la langue de la majorité enrichira sa vie culturelle, lui assurera un meilleur développement économique, l'ouvrira vers l'internationalisme contemporain et lui évitera un repliement sur soi. Le problème, c'est que le bilinguisme social est presque toujours assumé par les seuls minoritaires parce qu'il leur apparaît une nécessité; par contre, le bilinguisme est inutile pour les majoritaires à moins qu'il ne s'agisse d'une pure coquetterie culturelle. Autrement dit, le bilinguisme social étendu plus ou moins à toute une communauté est le fardeau de la minorité, à peu près exclusivement.
Claude Hagège - La mort des langues
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L’apprentissage de l’anglais au primaire n’est pas la meilleure idee

Personne ne doute, évidemment, de l’intérêt, de la nécessité même d’enseigner l’anglais dans les écoles québécoises et d’essayer d’atteindre des objectifs linguistiques suffisants avant que les élèves ne sortent de l’école secondaire. Mais il ne faut pas tomber dans les stéréotypes sociolinguistiques faciles, surtout lorsqu’ils sont contredits par les recherches. Comme aurait dit Galilée, ce n’est pas parce que notre perception immédiate nous fait penser que les plus jeunes apprennent mieux l’anglais à l’école que cela est vrai, surtout lorsqu’on a démontré le contraire.
Gilles Bibeau
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Anglais ou français intensif ?

J'aurais tendance à vous dire que, dans certains cas, on devrait être plus à l'aise avec du français intensif que de l'anglais intensif.
Diane de Courcy, présidente de la CSDM
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