Qui sommes-nous ?

Nous sommes des citoyennes et citoyens du Québec, de plusieurs régions et de tous horizons : parents, grands-parents, enseignants, professionnels de l’éducation etc.

Nous sommes inquiets des mesures qui sont en train d’être implantées dans les écoles primaires du Québec.

Depuis une dizaine d’années, on assiste à une intensification de l’enseignement de l’anglais au Québec. Il y eut d’abord l’imposition de l’anglais en troisième année en 2001, puis l’imposition de l’anglais en première année en 2006, et maintenant l’imposition de l’anglais intensif obligatoire en sixième année. Le gouvernement fait carrément sauter la moitié de la sixième année pour la remplacer par de l’anglais! Comme si les élèves ne faisaient rien auparavant durant cette moitié d’année.

Ces extensions continues de l’enseignement de l’anglais ne répondent à aucune stratégie structurée connue, à part le désir évident de mettre le plus d’anglais, le plus tôt possible. L’objectif visé par ces extensions successives n’a jamais été révélé. Est-ce de rendre tous les Québécois bilingues? Qu’en serait-il alors du français langue commune? Est-ce que le gouvernement du Québec a abandonné cet objectif fondamental de la loi 101 sans nous le dire?

Il faut savoir que 86% des jeunes francophones au Québec évaluent leur aptitude en anglais comme étant de passable à excellente. Le Québec est déjà l’une des sociétés les plus bilingues au monde. Par ailleurs, la connaissance des autres langues reste faible, voire anémique. Il est insensé de tout investir sur l’anglais et de tourner ainsi le dos aux autres langues et cultures.

Il y a environ 3% de trilingues chez les francophones au Québec, comparé à 17,5% en allemagne et 37,8 % en Belgique. Seulement 2,1% des Québécois parlent espagnol et seulement 0,2% portugais.

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