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Anglais intensif : Non à une 6e année amputée !

Cette vidéo a été réalisée par Marc-André Caron : http://monsieurcaron.wordpress.com/

17 commentaires en réaction à Anglais intensif : Non à une 6e année amputée !

  1. I. Giroux 20 avril 2012 au 16 h 13 min #

    Votre vidéo traite plutôt sur le fait qu’il semble épouvantable de faire travailler les élèves à la maison…et que c’est un fardeaux pour les parents. Les enfants ont l’air triste!!!Je vous rappelle qu’il ne s’agit pas de couper la moitié de la 6e année mais que la 5e et 6e est un cycle d’apprentissage. S’il y a une planification globale bien faite, les matières en français et les mathématiques ont plus de temps que le régime pédagogique l’impose dans ces matières. Je vous suggère d’aller faire vos devoirs avant de publiciser de tels abérrations! La C.S de la Capitale a une belle grille-matière…et vous verrez, les maths et français ne sont pas coupés…au contraire…on atteint 110%!(C’est même plus!)

    • Virginie Hébert 20 avril 2012 au 16 h 53 min #

      Madame Giroux,

      D’abord précisons que ce vidéo n’a pas été réalisé par notre regroupement mais plutôt par Marc-André Caron, enseignant : http://monsieurcaron.wordpress.com/

      ———

      110% vous dites ? Est-ce donc à dire que le programme de 5/6 ème année peut se voir amputé de 400 heures sans que cela n’y change rien ? Ça permettrait même de voir plus de matière ??? Mais j’imagine bien qu’on les prend quelque-part ces heures ? Si ce n’est pas en maths et français alors où ? En univers social ? En sciences ? Etes-vous en train de nous dire qu’avec une bonne planification, nos enseignants pourraient facilement offrir le programme à nos enfants en une demi-année ??? Si c’est le cas, alors j’aimerais bien qu’on donne le choix à mes enfants de choisir ce qui leur plait de faire de ces 400 heures libérées comme par magie ! Parce qu’il existe peut-être des enfants qui n’ont que faire de l’anglais. Et qui préféreraient grandement s’offrir 400 heures de sport, 400 heures de musique ou, pourquoi pas, 400 heures d’éducation à la citoyenneté ! Par, les temps qui courent, avouez que ce ne serait pas de trop !

      P.S. Et quand notre enfant vit des difficultés scolaires, OUI, croyez-moi, les devoirs et le travail à la maison, ça peut vite devenir un fardeau !

      • I.Giroux 20 avril 2012 au 21 h 51 min #

        Bonjour,
        Les expériences démontrent que tant dans les milieux où les élèves sont sélectionnés, que ceux où ils ne le sont pas, aucun impact négatif n’a été relevé sur les résultats en français et mathématique. Au contraire, il y a eu une légère hausse dans le taux de réussite (références : C.S. du Lac-Saint-Jean, 2010 et C.S. de L’Eau-Vive, 1997, C.S. de la Beauce-Etchemin, 2002-2003).

        La recherche explique que le développement intellectuel de l’enfant n’est pas compartimenté, contrairement aux matières scolaires. De fait, plusieurs processus cognitifs sous-jacents sont communs aux langues et aux autres matières scolaires, comme la capacité à généraliser, résoudre des problèmes, etc. (Vygotsky, dans Germain et Netten, 2004).
        De plus, voici les incidences sur les élèves ayant de l’anglais intensif:
        Depuis 2007, l’anglais intensif est offert à tous les élèves de la C.S. du Lac-Saint-Jean (95% d’intégration des EHDAA). Le taux de réussite aux épreuves d’ALS a progressé de 30% entre 2007 et 2010.

        Exemples d’effets positifs remarqués:
        Plus à l’aise pour s’exprimer oralement
        Vocabulaire plus varié
        Plus grande confiance en soi
        Plus grande motivation scolaire
        Hésitent moins à prendre des risques

        Des recherches confirment que les élèves ayant suivi un cours d’anglais intensif au primaire maintiennent un niveau élevé de compétences fonctionnelles et qu’ils recherchent davantage des occasions d’utiliser l’anglais en dehors du contexte scolaire. (Lighthown et Spada, 1991)

        Quant à la planification globale du 3e cycle dont je parle, je vous invite à voir la proposition de maquette de la commission scolaire de la Capitale diffusée le 12 janvier dernier. Vous y trouverez toutes les réponses quant au nombre de minutes dans toutes les disciplines.
        Je vous invite égalament à aller chercher le nouveaux guide d’implantation de la SPEAQ sur leur site ainsi que des informations pertinentes pour les parents qui veulent en savoir davantage et connaître l’autre côté de la médaille dont vous présenter.

        • Virginie Hébert 21 avril 2012 au 9 h 16 min #

          Comme il est facile de faire dire ce qu’on veut à la «recherche», nous avons fait nos devoirs également…

          L’étude de la CS du Lac-St-Jean que vous citez ici possède de graves lacunes méthodologiques. En fait, elle ressemble davantage à un sondage dont plusieurs questions sont biaisées (ex : «Quels sont les avantages pour l’élève de suivre un programme d’anglais intensif au primaire ? »). 83% des titulaires y avaient de sérieuses critiques à formuler : «Demande d’abaisser les attentes», «Difficile pour les élèves en difficulté», «Amène le bourrage de crâne», «Pas de temps pour faire des SAE en science et technologie», «Survol en français et en mathématique»…

          Voici 2 des conclusions de cette étude :

          «Une forte majorité de répondants ont mentionné ne pas aborder suffisamment en profondeur les contenus de formation étant donné l’aménagement de temps relié au programme d’anglais intensif. De plus, la majorité des commentaires à la suite de la question ont été défavorables concernant l’impact de l’anglais intensif sur l’enseignement des contenus de formation. Ainsi, les enseignants, de manière générale, ont dit manqué de temps (commentaire mentionné par six répondants sur onze à cette question).»

          «Une forte majorité des répondants ont affirmé qu’ils n’arrivaient pas à atteindre la visée de développement de compétences de façon satisfaisante dans le contexte du programme d’anglais intensif.»

          L’étude de la CS Beauce-Etchemin, quant à elle affirme ne pouvoir conclure définitivement quant aux impacts positifs ou négatifs de l’anglais intensif. On y mentionne : «Il faut demeurer prudent concernant certaines faiblesses de l’étude, notamment en ce qui a trait au nombre restreint de sujets et au fait qu’elle ne portait que sur une année ».

          D’autre part, nous ne nions pas que les cours intensifs favorisent l’apprentissage de l’anglais (ce qu’affirment simplement Spada et Lightbown…) ! Nous questionnons la pertinence d’imposer cette mesure à tous ! Et même si l’hypothèse de «transdisciplinarité» que vous amenez ici s’avérait juste (Vygotsky), pourquoi ne pas vérifier si elle ne s’applique pas également aux autres programmes où le temps est compressé (arts-sports-études) et auxquels les enfants en difficulté n’ont pourtant pas accès ??? Peut-être qu’une mesure arts-sports-études généralisée permettrait d’améliorer grandement la confiance et la motivation des biens des enfants EHDAA, non ?

          Enfin, concernant la SPEAQ… elle a largement l’espace pour présenter «son» côté de la médaille. D’ailleurs, il nous semble plus que questionnable qu’un groupe d’intérêt (pour ne pas dire lobby) dont les objectifs principaux sont de promouvoir l’enseignement de l’anglais langue seconde au Québec et de veiller à l’intérêt de ses membres, soit à ce point impliqué dans le développement de cette mesure… On est en droit de se demander comment il se fait que notre ministère ne soit pas en mesure de concevoir lui-même son propre guide d’implantation ou dépliant à l’intention des parents concernant la mesure qu’il met en place…

        • Frédéric Lacroix 22 avril 2012 au 21 h 52 min #

          Madame Giroux,

          J’ai lu les études que vous citez. Malheureusement, celles-ci ne permettent pas de conclure hors de tout doute ce que vous avancez.

          J’aimerais mentionner qu’aucune de ces études (références : C.S. du Lac-Saint-Jean, 2010 et C.S. de L’Eau-Vive, 1997, C.S. de la Beauce-Etchemin, 2002-2003) n’a été révisée par les pairs et n’a été publiée dans une revue scientifique. Ce sont simplement des documents produits par les commissions scolaires. Des documents très imparfaits. Pourquoi ne pas réaliser une vraie étude indépendante et scientifique sur le sujet avant d’imposer ce programme a tous nos enfants?

          Le coeur du problème est cependant celui-ci:

          1) Pourquoi n’avons-nous pas le choix de la « langue seconde » au Québec?
          2) Pourquoi augmenter continuellement les heures allouées a l’anglais dans les écoles primaires alors que les Québécois sont déjà un des peuples non anglo-saxon qui parle le plus anglais au monde?

          F

  2. I. Giroux 21 avril 2012 au 13 h 53 min #

    Bonjour
    Pour vous aviser: le guide d’implantation est une production originale du MEQ + RCCPALS +SPEAQ en 2003. Le MELS a donc soutenu ce guide. La SPEAQ a refait ce guide à la demande de RCCPALS en 2011 avec les nouveautés du RP avant même l’annonce ministérielle.
    Je vous invite à aller visiter une classe d’AI. Pour vous rassurer, soyez assurez que le MELS fera tout en son pouvoir pour s’assurer d’une implantation harmonieuse.
    Bien à vous.

    • Virginie Hébert 21 avril 2012 au 17 h 27 min #

      Oui, madame Giroux, nous connaissons bien ce guide d’implantation. Et nous savons que le MELS l’a soutenu en 2003 et que bon nombre de commissions scolaires s’en sont inspirées pour mettre sur pied leurs programmes. Nous savons également que la SPEAQ, le RCCPALS et le RREALS font depuis longtemps la promotion de l’anglais intensif auprès du MELS. À tel point qu’on dirait presque qu’ils lui ont soufflé la mesure à l’oreille…

      Enfin je me demandais si vous pouviez nous donner le lien du document de la CS de la Capitale dont vous parliez plus haut (planification globale du 3ème cycle) ?

      Merci bien.

    • Marie-Hélène 21 avril 2012 au 19 h 55 min #

      Je trouve très drôle quand j’entends que la solution, c’est de transférer des notions dans la cour des 5e….

      C’est une blague ou quoi?

      La réalité est que les évaluations du MELS SONT EN 6E ANNÉE!!!!!!

      …et pour se préparer à ces évalutaions, il faut revoir bien des notions du début…

      même celles vues en 5e car les évaluations du MELS, particulièrement les SAE, font le tour du 3e cycle au complet.

      D’où le fait, je le répète,que la 6e année est déjà si chargée…

      Mme. Giroux, j’ignore dans quel milieu scolaire vous travaillez mais dans le mien…où la majorité des élèves sont de niveau « moyen »…un tel programme est impensable.

    • Marie-Hélène 21 avril 2012 au 20 h 05 min #

      Le MELS qui s’assurera d’une implantation harmonieuse….

      Elle est bonne, celle-là!

      C’est toujours le même genre de promesses que l’on sert aux enseignants…

      Ce fut la même chose avec la Réforme.

      Ce fut la même chose avec l’intégration des élèves EHDAA.

      Je suis crampée!

      Quand va-t-on arrêter de « garocher » n’importe quoi sur les dos des élèves et des enseignants ?

      Au Lac-St-Jean, Mme Giroux, dans 21 classes d’AI, 19 sont assumées par des précaires. Il n’y a aucune stabilité au niveau du personnel.

      Même chose dans 2 écoles de ma C.S. Les enseignants ne RESTENT pas dans ces classes: ils sont tristes, dépassés, fatigués, épuisés, désabusés.

      Les grands gagnants dans un tel programme? Les spécialistes d’anglais…dont le jupon dépasse, d’ailleurs…

      • Caroline Hébert 21 avril 2012 au 21 h 20 min #

        Je partage votre avis!
        Caroline Hébert

  3. Caroline Hébert 21 avril 2012 au 14 h 38 min #

    Bonjour Mme Giroux,

    Ne croyez-vous pas qu’il serait souhaitable de permettre aux enfants qui en ont le goût, de choisir la matière dans laquelle ils feraient une période intensive? Je connais des enfants qui suivent un programme intensif de musique-étude au primaire. Ce programme (dont les piliers s’écrouleront avec l’avènement de l’anglais intensif obligatoire) les motive énormément et améliore leurs résultats en musique! Seriez-vous d’accord avec l’idée d’imposer ce programme à toute la population, et ce parce que plusieurs élèves et parents l’apprécient et que leur motivation est améliorée par ce programme? Après avoir consultée en détails l’étude à laquelle vous faites référence, je suis d’avis que l’implantation de ce programme dans toutes les classe est une mauvaise idée.

    1) Les enfants qui ont plus de facilité et qui peuvent se permettre cette coupure sans conséquence y perdent une chose précieuse: le choix d’un programme intensif qui corresponde à leur goûts!

    2) Les enfants en difficultés y perdent 400 précieuses heures (car le temps non alloué (J’ai fait mes devoirs, je sais de quelle manière le temps est réparti dans le programme) est largement utilisé pour les aider dans les matières de base comme le français et les mathématiques. Les enseignants et les orthopédagogues ont besoin de ce temps.

    3) Les parents y perdent également une belle occasion de choisir pour leur enfant un programme qui corresponde aux valeurs de la famille (Théâtre par exemple!)

    4) Les titulaires de 6e année voient leur tâche chamboulée et auraient tendance à éviter l’enseignement en 6e avec anglais intensif si leur ancienneté leur permet (voir l’étude CS Lac)

    5) Les professeurs d’anglais langue seconde seront formés en vitesse (peut-être même certains étudiants auront la mauvaise idée de modifier leur parcours de formation comme de passer de l’enseignement des mathématiques vers l’enseignement de l’anglais) et parachutés dans un système improvisé. Il s’agira peut-être d’un espoir déchu pour ces jeunes qui risquent de se retrouver sans emploi, avec une formation qui les poussera à s’expatrier quand le programme sera retiré dans quelques années sous d’autres partis politiques que nos valeureux libéraux!

    La simple logique parle d’elle-même, il n’y a rien de magique là. On enlève 400 heures d’un programme que certains enfants avaient déjà du mal à terminer dans les temps… il suffit d’y penser 2 secondes.

    Continuons d’offrir le programme au choix, c’est un programme très intéressant, comme musique, art, sport etc. C’est le gros bon sens.

    Caroline Hébert

    Caroline Hébert, parent.

  4. Jean 21 avril 2012 au 17 h 15 min #

    Bonjour Mme Giroux,

    Les études démontrent qu’il est bon de faire un peu d’activité physique chaque jour. Pourtant, nous ne faisons pas faire de l’éducation physique aux élèves chaque jour. Les études démontrent aussi qu’il est efficace d’apprendre l’espagnol de façon intensive. Pourtant, nous ne faisons pas une moitié d’année en espagnol. Les études démontrent qu’il est bon de prendre un verre de lait par jour. Pourtant, nous n’offrons plus un berlingot de lait aux élèves chaque jour. Les études démontrent aussi que plus je fais quelque chose de façon intensive, plus rapidement je l’apprends… À suivre ce raisonnement, tout peut s’apprendre rapidement si nous le faisons de façon intensive… Pourquoi alors tout miser sur l’anglais? Cela va probablement sauver le monde… Vos arguments démontrent que vous souhaitez simplement que nos élèves apprennent l’anglais plus rapidement… au détriment du reste! Je considère que c’est une aberration tout simplement et que nous détournons encore les yeux des réels enjeux du système d’éducation (élèves en difficulté, motivation scolaire…) Ha oui, et je tiens à vous préciser qu’il existe déjà un programme d’anglais dans les écoles du Québec dans lequel nos élèves performent déjà assez bien. C’est ce que les gens semblent oublier avec cette proposition. On pense à nous-mêmes (de façon tout à fait égoïste et superficielle à la fois) et on se dit : « comme j’aurais souhaité parler mieux l’anglais! » On met donc tous nos œufs dans le panier de l’anglais intensif… C’est beau et c’est tape-à-l’œil lorsqu’on regarde de loin. Par contre, lorsqu’on prend des lunettes pour y voir plus claire, on change de perspective.

    De plus, le programme actuel ne demande-t-il pas de décloisonner les matières en enseignant par projet? Pourquoi alors séparer l’anglais de toutes les autres matières? En coupant 400 heures d’enseignement des autres matières, il peut paraître facile (SUR PAPIER) de mettre des heures ailleurs. (Facile pour vous apparemment, moi j’ai beaucoup de difficulté à inventer des heures) Malheureusement, (DANS LA VRAIE VIE) si l’on veut faire des projets intéressants pour nos élèves, ce sera un réel casse-tête avec toutes ces heures supprimées! Couper du temps d’enseignement ne facilitera certainement pas la pédagogie du projet et ne PERMETTRA PAS de suivre le rythme d’apprentissage des élèves. Il faudra peut-être revenir à l’enseignement magistral qui ne respecte pas le rythme des élèves afin de respecter les nouvelles heures TRÈS serrées.

    Dans l’école de mon quartier, la direction à affirmer qu’elle ne pourra plus faire une classe avec volet hockey en 6e année lorsque l’anglais intensif sera IMPOSÉ! Ça m’a fait peur pour nos élèves sportifs que nous raccrochions avec ce genre de programme. Au détriment de l’anglais, nous devrons couper tous ces beaux projets mis sur pied dans les écoles du Québec… Mais ce n’est pas grave, nos sportifs pourront décrocher lorsqu’ils connaîtront l’anglais puisque l’anglais va sauver le monde…

    Je vous en prie, au nom des élèves, changez de paires de lunettes et regardez les réels enjeux mis en péril par ce projet…

    • I.Giroux 21 avril 2012 au 18 h 44 min #

      Ce que vous devez savoir, c’est que malgré une augmentation de 300 heures d’anglais au 3e cycle, on arrive quand même à dispenser le nombre d’heures prescrit par le MELS en français, en mathématique et en éducation physique. Les élèves auront plus d’heures qu’ils n’en ont actuellement en arts et évidemment beaucoup plus en anglais. Ce sont les matières de l’univers social, les sciences et le cours d’éthique et culture religieuse qui en auront un peu moins. Il faudra donc miser sur l’interdisciplinarité pour arriver à respecter les attentes de ces trois matières. Il faudra travailler en collaboration, sujet, que je pense que vous ne comprenez pas encore bien.
      Bien à vous,
      I. G.

      • Marie-Hélène 22 avril 2012 au 17 h 05 min #

        Mme Giroux,

        J’ai une primeure pour vous: ATTENTION: je coupe déjà des heures en ECR, en Sciences et en Arts parce que je manque de temps…..

        ……chut…ne le dites pas….

        Mon petit doigt me dit que je ne suis pas la seule à le faire….

        Les enseignants de 6e sont en mode coupure et priorisation « à l’année »…

        Sans être indiscrète, est-ce possible de connaître votre profession? Vous parlez à quel titre exactement?

        À titre d’enseignante? Si oui, dans quel milieu travaillez-vous? Est-ce un milieu favorisé? Les élèves de votre milieu sont-il sélectionnés?

        Êtes-vous spécialistes d’anglais?

        À moins que vous soyiez sur l’un des comités de discussion du MELS au sujet de ce programme?

        Il serait intéressant de connaître le chapeau que vous portez.

        Cela permettrait de comprendre peut-être davantage vos commentaires, qui pardonnez-moi, ne semblent pas fondés sur le vécu d’une enseignante de 6e année travaillant en milieu « ordinaire ».

        P.S. En passant, l’intégration de matières se fait déjà dans bien des milieux. Pas besoin d’un programme d’AI pour aborder cette approche…

        Marie-Hélène
        Enseignante
        6e année

  5. Jean L 21 avril 2012 au 20 h 21 min #

    « Ce sont les matières de l’univers social, les sciences et le cours d’éthique et culture religieuse qui en auront un peu moins. » Ces matières sont-elles moins importantes? Et pourquoi donc?

    Madame, malgré tout mon respect, soyez assurée que la collaboration en enseignement est un concept que je maîtrise très bien et qui figure parmi mes valeurs de référence!

  6. Caroline Hébert 21 avril 2012 au 21 h 16 min #

    Mme Giroux, vous affirmez sérieusement que les enfants auront plus d’anglais (+400 heures), le même nombre d’heures en mathématiques, le même nombre d’heures en français, en éducation physique et même plus d’heures en arts!

    J’ai bien étudié la proposition et le nombre d’heures prévues dans ma commission scolaire. En effet, on arrive à peu près à préserver le nombre d’heures en mathématiques et en français, mais c’est tout. Le reste est coupé.

    ET LES PROGRAMMES SPORT ÉTUDES, MUSIQUE ETC vont disparaître du troisième cycle du primaire (c’est le cycle ou les élèves de ces programme s’accomplissent le plus intensément (tournée en musique, tournois en sport, production en théâtre). Tout ça est à jeter à la poubelle à cause d’une idée saugrenue: imposer à toutes une population une demie-année d’anglais intensif.

    ET SURTOUT, tout le temps « non alloué » (un concept que vous devez connaître) lui, sera complètement utilisé pour trouver ces heures (qui ne peuvent tout de même pas jaillir par magie, vous en conviendrez j’espère) Or, ce temps « non alloué » était VITAL pour la réussite de beaucoup d’élèves. Il ne s’agit pas de temps qui était en trop et dont on peut disposer pour faire n’importe quoi!

    Finalement, vous semblez croire qu’il suffit de faire de l’interdisciplinarité pour combler les manquer pour univers social et sciences… la pédagogie, ce n’est pas de la magie. Oui, le programme peut-être très intéressant et motivant pour certains enfants! Mais dans bien des écoles, ce programme va simplement amplifier les écarts entre les plus performants et les élèves moyens à faibles, comme tend à le démontrer l’étude de la CS du Lac.

    Quelle histoire, franchement. Et que pensez-vous de l’avis des enseignants qui sont massivement contre la mesure? Ce ne sont tout de même pas tous des incompétents qui disent n’importe quoi, ils sont sur le terrain!

    Caroline Hébert

  7. Marie-Hélène 22 avril 2012 au 16 h 51 min #

    Mme Hébert, je salue votre commentaire.

    Vous m’enlevez les mots de la bouche.

    La finale parle beaucoup.

    Il est extrêmement insultant (et triste) de constater le manque de considération des enseignants dans tout ce débat qui sont les professionnels les mieux outillés pour discuter des ce programme.

    …et dire qu’on tente de redonner à la profession enseignant ses lettres de noblesse.